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| Blast |
(Traduction de l'anglais - extraits)
Nous avons énormément de pages de nos jours. Ce sont par exemple des pages magazines et des pages Internet, du réseau. En générale, partout où vous trouvez une page il y a de l'édition. Structurellement nous pouvons dire qu'une page est toujours une partie d'un système publicationnel plus large
et que ce système publicationnel est toujours constitué de pages individuelles. La reliure marque l'unité de ces choses là. La reliure cependant était toujours là. Ce n'est pas seulement la colle qui connecte
les pages entre elles, mais aussi la structure organisationnelle qui soutient le processus de la structuralisation et de la systématisation.
Mais la publication et la reliure ne sont pas toujours visibles.
Il apparaît qu'on pourrait y avoir des pages sans publication. La plupart
des pages sur le réseau ne font pas partie d'un magazine on-line.
Blast essaye de refléter les changements dans la pratique de lire,
de voir et dans le fait d'être un auteur - à la fois au niveau des
contenus et de la structure.
Le projet mène à une redéfinition de la notion de la publication.
Il cherche une entité qui remplacerait la forme de la publication
elle-même en tant qu'elle est retravaillée par les nouvelles technologies. Cette entité ne se résout pas à des notions telles que on-line ou off-line, analogique ou numérique, physique ou virtuel, à ce type de distinctions,
mais elle serait un hybride.
L'objectif de Blast est de provoquer des nouvelles formations
en tant que formes éditoriales. Il pose la question de ce qui arrive à la
surface hôte, c'est-à-dire la page et à l'entité plus large, la publication d'où cette chose est issue? Et il applique ces questions aux
pages du web.
Et que peut-on dire de la page elle-même? Qu'est-elle devenu?
Quand nous parlons des pages du réseau nous utilisons un vocabulaire
de transport. Nous parlons d'aller quelque part, nous disons "Je suis aller voir ce site web". Les pages web et leur appareillage ne se contente pas de
transporter, mais ils saisissent le corps, affectant dans une manière vive, plus affective que l'imagination ce qui était une forme plus ancienne
de transport relier aux médias imprimés. Même avec les pages des médias
plus traditionnels, imprimés, on était transporté. Même là, de lire
une histoire intéressante, captivante, est une manière de l'habiter,
d'en obtenir un goût, une sensation du spectacle et un sentiment concernant les personnes. La bonne façon de mettre les articles ensembles , le travail éditorial vous transporte, vous envoie quelque part différent, même si cela
ne déplace pas littéralement votre corps. La page web cependant peut vous
offrir une illusion beaucoup plus puissante du faite de vous transporter
et particulièrement quand cela devient de plus en plus immergeante.
De ce point de vue là on peut voir les pages en terme de technique du corps. C'est une manière de positionner un corps qui est désormais libérer de ses chaînes, de ces liens d'un cadre stable et un corps qui est donc lancé en circulation, toute en intermédisant en conservant à l'intérieur des nouveaux comportements et des nouveaux cadres de comportement. Ces comportement ensuite
rebondissent en arrière et déterminent la structure et le contenu des pages.
Blast
«En 1990 la X-Art Foundation a fondé Blast comme un projet
de collaborations en perpétuelle évolution. Il devait examiner ses propres
cycles de production et de consommation ainsi que les systèmes sociaux
et économiques qui lui donnaient de la valeur. Au lieu d'imposer par avance une forme et un contenu, la X-Art Foundation a structuré Blast comme un système transactionnel au sein duquel il est possible de réaliser ces divers aspects. Puisque les travaux résultants sont des oeuvres collectives,
ils rompent avec les distinctions traditionnelles des rôles et examinent
la nature des relations alternatives ainsi créées. En cela, Blast développe des nouveaux champs discursifs et des discours pratiques et théoriques.
Avec cette spécificité de se placer vraiment en situation, Blast peut prendre la forme d'un magazine, d'un livre d'artiste, d'un projet scientifique
ou d'un espace mouvant d'expositions, ainsi que d'une oeuvre d'art dépendante des intentions des participants et de l'endroit de sa réception.
Blast peut prendre la forme d'un magazine, d'un livre d'artiste,
d'un projet scientifique ou d'un espace mouvant d'expositions,
ou d'une oeuvre d'art dépendante des intentions des participants
et de l'endroit de sa réception. C'est le processus de l'exploration par
l'utilisateur qui transforme constamment le projet jusqu'à en devenir son contenu. Le lecteur devient ainsi coauteur. Ce travail n'est plus le résultat de l'intention d'un auteur, mais un produit collectif. »
Lors de la visite du site Blast, on apprend qu'il s'agit
d'un système consistant en des travaux collectifs. La forme
que peut prendre ce projet &emdash; magazine, livre d'artiste, projet scientifique, espace d'exposition mouvant, ou uvre d'art &emdash;
dépend des intentions des participants et du lieu de sa réception.
Le processus de l'exploration effectuée par l'utilisateur qui transforme constamment le projet jusqu'à devenir son contenu. Le lecteur
devient ainsi co-auteur.
Une des particularités de ce projet tient au fait que le lecteur
ne se trouve pas face à des chemins préétablis. Il commence directement
au milieu d'un espace constitué de sphères de différentes tailles menant
à différents travaux. Aucun des éléments n'est signé par son auteur
ou identifié par un titre. La découverte d'un élément est plus importante
que son identification immédiate par une « étiquette ».
Pour Jonathan Crandall, la structure de Blast ne correspond
pas aux notions d'auteur et de lecteur, mais à un jeu évolutif entre
expéditeur, destinataire et contexte.
L'auteur n'est plus au centre, et le travail est un espace de trans-action : des champs de possibles dans lesquels l'art se crée :
« Zones de transmission, matrices de circulation et formes
fantastiques de relations entre les choses : BLAST. Le lecteur/spectateur
est à la fois à l'intérieur et à l'extérieur, serviteur et maître, immergé
à l'intérieur d'un réseau complexe d'activités qui initie et rend compte
de l'hybridation du corps, de l'espace et de la vision par delà les limites
de l'écran. Cette présentation rend nécessaire une compréhension
des procédures contemporaines, grâce auxquelles se déterminent
ces pratiques et procédures. »
Espace de transactions : « BLAST »
De nouveaux champs discursifs
Le projet « BLAST » avait pour but d'examiner ses propres
cycles de production, de distribution et de consommation ainsi que les
systèmes sociaux et économiques qui lui donnaient de la valeur. Depuis ses débuts en 1990, « BLAST » a entrepris d'explorer les formations textuelles
et visuelles contemporaines ainsi que les pratiques de lecture, d'observation (du regard) et de production (de l'auteur) qui les accompagnent.
Au lieu d'imposer par avance une forme et un contenu, la X-Art Foundation
a structuré « BLAST »comme un système transactionnel au sein duquel
il est possible de réaliser ces divers aspects. Puisque les travaux qui en résultent sont des ouvres collectives, ils rompent avec les distinctions traditionnelles des rôles et examinent la nature des relations
alternatives ainsi créées. En cela, « BLAST »développe
de nouveaux champs discursifs et des discours qui peuvent
être aussi bien pratiques que théoriques.
Avec cette spécificité de se placer vraiment en situation,
« BLAST » peut prendre la forme d'un magazine, d'un livre d'artiste,
d'un projet scientifique ou d'un espace mouvant d'exposition, ainsi
que d'une ouvre d'art dépendante des intentions des participants
et de l'endroit de sa réception .
Des champs de possibles
Dans le site Internet « BLAST », c'est le processus
de l'exploration effectuée par l'utilisateur qui transforme constamment
le projet jusqu'à devenir son contenu. Le lecteur devient ainsi coauteur.
Ce travail n'est plus le résultat de l'intention d'un auteur, mais un produit
collectif, ou aussi un système consistant en des travaux collectifs. Une des particularités de ce projet vient du fait que le lecteur ne se trouve pas face à des chemins préétablis. Il commence directement au milieu d'un espace constitué de sphères de différentes tailles menant à différents travaux
ui peuvent être aussi bien des textes, du courrier, des photos d'expositions dans l'espace réel, des critiques, des liens, etc. Souvent ces éléments
ne sont pas signés par leurs auteurs. Ils ne sont pas non plus identifiés
par un titre. Tous ces éléments sont mis à un même niveau et il n'y a pas
de classement préétabli. La découverte d'un élément est plus importante
que son identification immédiate par une « étiquette ».
Pour Jordan Crandall, la structure de « BLAST » ne correspond pas
aux notions d'auteur et de lecteur, mais à un jeu évolutif entre expéditeur, destinataire et contexte. L'auteur n'est plus au centre, et le projet évolue dans un « espace de transactions ». Ce sont des champs de possibles
dans lesquels l'art se crée.
Des pages sans publication
Crandall parle pour ce projet de « zones de transmission,
de matrices de circulation et de formes fantastiques de relations entre
les choses ». Pour Crandall, la spécificité de « BLAST » réside dans le fait que le lecteur-spectateur est à la fois à l'intérieur et à l'extérieur
du réseau. Il est immergé à l'intérieur d'un réseau complexe d'activités
qui initie et rend compte de l'hybridation du corps, de l'espace et de la vision par-delà les limites de l'écran. Jordan Crandall explique qu'il s'agit d'une réflexion autour des notions de la publication et de la distribution.
Il rappelle que l'on parle de « pages Internet » et que de nos jours nous avons énormément de pages de genres différents. Ce sont, par exemple,
des pages magazines et des pages Internet, du réseau. En général, partout
où l'on trouve une page, il y a de l'édition. Structurellement, nous pouvons dire qu'une page est toujours une partie d'un "système publicationnel" plus large et que ce "système publicationnel" est toujours constitué de pages individuelles. La reliure marque l'unité de ces choses-là. La reliure cependant était toujours là. Ce n'est pas seulement la colle qui
connecte les pages entre elles, mais aussi la structure
organisationnelle qui soutient le processus de la structuration
et de la systématisation. Mais, souligne Crandall, la publication
et la reliure ne sont pas toujours visibles. Il apparaît qu'il pourrait
y avoir des pages sans publication. En effet, la plupart des pages sur
le réseau ne font pas partie d'un magazine on-line. Avec le projet « BLAST », Crandall essaie justement de refléter les changements dans la pratique
de lire, de voir, et dans le fait d'être un auteur &endash;
à la fois au niveau des contenus et de la structure.
L'édition comme transport
Le projet mène ainsi à une redéfinition de la notion
de la publication. Il cherche une entité qui remplacerait la forme
de la publication traditionnelle par le fait qu'elle soit redéfinie
par les nouvelles technologies. Il n'est pas possible de décrire cette
entité à partir de notions telles que on-line ou off-line, analogique
ou numérique, physique ou virtuel. Par ce type de distinctions,
elle serait forcément un hybride. L'objectif de « BLAST »
est donc de provoquer de nouvelles formations, de nouvelles formes
éditoriales. Le projet soulève la question de ce qui arrive à la surface "hôte", c'est-à-dire à la page et à l'entité plus large, à la publication
de laquelle cette chose est issue ? Crandall tente de faire une application
de ces questions aux pages du web. Il évoque la question de ce que l'on peut dire de la page elle-même ? À savoir ce qu'elle est devenue ? Quand nous parlons des pages du réseau, nous utilisons un vocabulaire de transport.
Nous parlons d'aller quelque part, nous disons :
« Je suis allé voir ce site Web ». Pour Crandall, les pages Web
« ne se contentent pas de transporter, mais elles saisissent le corps, l'affectant d'une manière vive, plus affective que l'imagination ne pouvait
le faire » &endash; l'imagination comme forme de transport plus ancienne reliée aux médias imprimés. Mais même avec les pages des médias plus traditionnels, imprimés, on était transporté. Même là, « lire
une histoire intéressante, captivante, est une manière de l'habiter,
d'en obtenir un goût, une sensation du spectacle et un sentiment
concernant les personnes ». Le travail éditorial est la façon
de mettre les éléments isolés ensemble &endash; le travail
éditorial nous transporte, nous envoie ailleurs,
même si cela ne déplace pas littéralement notre corps.
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